L’écoute

Un mot bien commun pour un bien grand effet

« tu as compris ? » « tu vois tu m’as pas écouté, je viens de te le dire » « comment peux-tu taper sur ton smartphone et m’écouter en même temps ? » « j’en ai marre qu’on m’écoute pas quand je parle ! » , « j’ai pas l’impression d’avoir été entendu »….. « j’aimerais tant être compris »

Ces expressions-là vous les avez certainement entendu ici ou là et peut-être même les avez-vous prononcées … ou pensées. Et d’ailleurs, vous souvenez-vous d’une fois où vous vous êtes senti vraiment écouté ? c’était où ? et surtout auprès de qui ?

Vous l’aurez compris, ils ne sont pas si fréquents ces moments où on a la sensation que ce que nous avons dit a réellement été entendu quel que soit le message que nous voulons faire passer. Agréable sensation. Cette sensation de calme qui apparait dans la relation, où les traits des visages se détendent jusqu’au sourire alors qu’un effet de soulagement se produit aussi. Jusqu’au moment où éclate un « oui, c’est exactement ça ! » ou bien un « voilà, vous m’avez compris ». Et puis parfois c’est dans un long silence que s’exprime cette reconnaissance. Et cette sensation d’avoir été écouté peut être d’autant plus forte lorsqu’on a besoin d’être entendu dans nos ressentis.

Quand je prête attention à ce qui est dit, c’est alors là que j’écoute. Et elle n’est pas seulement auditive l’écoute mais c’est une présence attentionnelle bien plus grande qui implique une intention, une disposition d’esprit, une attitude particulière.

Dans ma pratique professionnelle, l’écoute est une base de travail dans mes entretiens. L’écoute active rogérienne est mon repère privilégié qui permet d’être au plus près de la compréhension du vécu de chacun, de sa réalité. L’écoute est un préalable à l’évolution vers l’action. Quand j’écoute je suis attentive à l’autre en veillant à être aussi à l’écoute de ce qu’il se passe en moi.

Et d’une manière générale, l’écoute est aussi précieuse dans les relations que nous entretenons. Elle permet par exemple de créer une complicité, de vivre des relations de qualité où nous ne nous sentons ni ignorés, ni jugés, ni analysés, ni scrutés. Tout simplement considérés. Avec le préalable que celui qui s’exprime le fasse avec justesse.

Il ne s’agit pas sur ces quelques lignes de donner des clés pour être mieux écouté ou bien alors pour savoir mieux le faire pour les autres. Ces lignes suggèrent juste de noter la prochaine fois où cela nous arrive, et ce qu’il se passe ensuite. Et puis encore après… jusqu’au bout.

Sans oublier de vous écouter vous. Vraiment.

Sylvie Calmels

D’autres articles sont à venir sur ce sujet intarrissable de l’écoute. Si vous souhaitez partager avec moi vos commentaires, vos souhaits pour un nouvel article, n’hésitez pas à m’envoyer votre message via le formulaire de contact ci-dessous.